Nos 5 sneakers préférées parmi les finalistes du concours Nike : ON AIR

Nike a dévoilé cet après-midi les 18 finalistes de son programme mettant à contribution l’imagination des designers des six villes majeures engagées dans la compétition.

Après plusieurs semaines de détection, de création et de délibération, les juges choisis par la marque à la virgule ont tranché et dévoilé le nom des trois heureux élus de Paris, Londres, New-York, Seoul, Shanghai et Tokyo. Pour Paris, ce sont Coralie Rabbe, Lou Materont et Quentin Sobaszek qui ont tapé dans l’oeil du jury, avec leur version revisitées des Air Max 90, Air VaporMax Plus et Air Max 180. Nous avons ainsi sélectionnés, parmi les 18 modèles, nos 5 créations favorites.

Air Max 98 “Tokyo In The Air” par Nari Kakuwa

Alors que le modèle fête cette année son vingtième anniversaire à coups de déclinaisons grand public, il est fort logique de retrouver la Air Max 98 bien présente dans la sélection finale. La jeune créatrice nippone Nari Kakuwa a ainsi imaginé un modèle symbolisant le paysage de sa ville, renversé pour l’occasion. La semelle bleue représente le ciel de Tokyo en plein été, pendant que l’upper mélangeant différentes teintes de gris symbolise les différents bâtiments et l’ambiance citadine et moderne de la capitale japonaise. La paire accueille finalement un swoosh jaune qui représente, vous l’aurez compris, le soleil. À l’approche de l’été, le bleu vif de l’entier de sa semelle et le jaune chatoyant de son swoosh en font un modèle très énergique, le tout apposé sur une silhouette dont la popularité n’est plus à démontrer.

Air Max 95 “Cultural City of Tokyo!” par WOOD

Le designer WOOD rend ici un superbe homme à sa ville natale, en alliant classicisme et modernité sur une paire au design complexe et déstructuré. Le Japonais a logiquement opté pour des tons blancs et rouges afin de représenter les couleurs du drapeau du soleil levant, en les accompagnant de divers traits noirs présents sur les côtés de la paire. Ces derniers représentent une carte du Japon datant de l’époque médiévale, superposée à une illustrations de mangas, autre aspect majeure de la culture nippone. Le design audacieux de la Nike Air Max 95 de Wood, puisant ses influences à la fois dans le passé et le présent, met habilement en valeur les différents aspects de la culture japonaise ainsi que la riche histoire du pays, tout en  rendant un bel hommage à un modèle iconique de la marque au swoosh.

Air Max 180 1.0 par Quentin Sobaszek

Imaginée par le designer français Quentin Sobaszek, cette Air Max 180 “1.0” est sans doute l’une des plus futuristes observées parmi les 18 propositions du concours “On Air”. Dans la vidéo accompagnant sa candidature, le designer explique avoir tiré son inspiration de l’invention même de la technologie “Air” : en observant l’architecture parisienne moderne, comme avait pu le faire en son temps un certain Tinker Hatfield. Sobre de par son coloris noir épuré et ses matières résistantes, choisies elles aussi pour faire écho à l’architecture, cette création tire son côté futuriste, presque spatial, des seules touches de couleurs qui revêtent son swoosh et sa bulle d’air. Bien que volontairement osée et clinquante, ces couleurs ne choquent pas sur ce modèle que l’on avait déjà pu observer entièrement rose (dans le cadre de la collaboration entre Nike et COMME des GARÇONS) et le fin dégradé recouvrant le swoosh donne un sens fortement digital et résolument moderne à la silhouette déjà pensée pour le XXIème siècle. Seuls bémols : la languette et l’accroche arrière qui sont eux d’un jaune verdâtre peu à propos et la typographie du “180” inscrit sur la languette qui, en se voulant urbain, fait plutôt l’effet d’un design des années 2000 voulant surfer sur la tendance graffiti.

Air Max 97 “Neon Seoul” par Gwang Shin

Créée dans le cadre du concours “On Air” organisé en Corée du Sud, la Air Max 97 Néon de Gwang Shin reprend les codes visuels de la ville de Séoul comme on peut l’imaginer depuis l’étranger : à grand renfort de néons. Les deux bandes rouges et bleues donnent ainsi un aspect affiné et dynamique à la Air Max 97, tout en lui conférant un aspect façon jeu vidéo, qui colle lui aussi très bien à l’univers de Séoul. Malgré son approche tape à l’oeil, cette création offre un contraste bien trouvé entre le noir des différents matériaux et la clarté des effets néons qui nous font plonger au coeur de la nuit séoulite, évoquant d’emblée l’activité humaine et la vie nocturne, ainsi que la rapidité du rythme de vie local. La touche finale de cette création, incontournable, est évidemment son swoosh, fortement agrandi pour l’occasion, qui se pare d’un gris argenté et d’un contour rouge pur, renforçant encore l’aspect innovant de la paire ainsi que son lien avec la nuit.

VaporMax Plus “Paris Works In Progress” par Lou Matheron

Seule parmi les 18 finalistes à avoir choisi de retravailler le dernier hybride agressif et futuriste de la marque à la virgule, Lou Matheron a tapé dans l’oei du jury en proposant un design authentique et harmonieux. La Parisienne de 23 ans déclare s’être inspirée des travaux, qui semblent être, pour la jeune femme, la représentation même du Grand Paris : “On a un peu toujours l’impression qu’il va y avoir des travaux sans cesse et que ça va être sans fin“. Dans une matière flexible et respirante grise à l’aspect bien entendu métallisé, la paire n’affiche pas de lacets et laisse place à un strap industriel du plus bel effet, entourant les swoosh interchangeables proposés en gris et dans des teintes oranges et jaunes fluorescentes, pour un évident rappel aux vêtements de la main d’oeuvre ouvrière. Ces derniers seront fixés à l’aide d’une vis, pour un rendu original, pendant que la semelle extérieure affichera un bleu translucide assorti aux éléments élastiques venus remplacer un laçage classique. Et Si les travaux de la capitale sont sans fin, le moins que l’on puisse dire, c’est que celui de Lou Matheron est lui abouti.

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