Comment la food s’est installée dans la culture urbaine

Que ce soit dans le domaine du rap ou dans celui de la mode, la nourriture a s’immiscer au coeur des tendances de la culture urbaine.

De “Ni**as in Paris” de Kanye West et JAY-Z à “That Power” de Childish Gambino en passant par “HUMBLE.” de Kendrick Lamar, les punchlines des plus grands rappeurs au monde se voient régulièrement agrémentées d’aliments pour imager leurs significations. Il en va de même pour la mode urbaine et même au niveau du mode de vie. Depuis l’année dernière, la tendance des vêtements portant le nom de marques évoluant dans l’industrie alimentaire ou encore des collections alliant de célèbres chaînes de fast-food nord-américains à des griffes de haute-couture ont vu le jour. Retour sur les exemples les plus marquants du lien étroit qui s’est créé entre la food et la culture urbaine.

En 2017, l’univers de la mode urbaine s’est vue bousculé par l’arrivée d’une tendance on ne peut plus surprenante : celle des vêtements vintage arborant le logo de marques très populaires de nos jours. D’un service de livraison à des marques de fast-food décorant des pièces de marques haute-couture, la mode urbaine puise de plus en plus ses inspiration et ses tendances dans le quotidien des personnes lambdas. L’exemple le plus étonnant restera notamment celui de la veste biker des livreurs Deliveroo. Cette pièce s’est en effet affirmée comme étant l’une des plus grandes tendances de l’année dernière. Cette veste divisée en deux parties arbore un style particulier grâce à son originale partie réflective, raison de son succès auprès des adeptes de streetwear.

N’importe quel fan de rap vous dira qu’il a déjà esquissé un sourire en entendant un rappeur faire une allusion à la nourriture au sein d’une ligne. PNL dans le morceau “Bambina” (“Hombre hombre j’fais l’tour du monde même en tacos“) ou encore Kendrick Lamar sur “HUMBLE.” (“This that Grey Poupon, that Evian, that Ted Talk, ayy“), la food illustre les lignes les plus équivoques des rappeurs tout en faisant écho à n’importe quel type d’audience. Et l’utilisation d’un tel référentiel n’est pas anodin puisque la réputation des marques ou des aliments n’est inconnue à personne. Alors que le “tacos” est en fait un jeu de mot avec un “tacot” qui est un voiture de mauvaise qualité. En employant le terme “tacos“, Ademo appuie sur le fait que c’est un plat phare de la culture populaire, disponible pour moins d’une dizaine d’euros. Kendrick Lamar fait quant à lui référence à une marque de moutarde de Dijon, symbole ultime de la réussite financière aux États-Unis dans les années 70, la moutarde Grey Poupon.

Enfin, comment ne pas évoquer l’influence de la nourriture dans la culture urbaine sans parler du couple Netflix et plaisir culinaire ? Le géant du streaming mondial, qui baigne dans un univers grivois et gourmand, incite les sérievores à consommer presque autant d’épisodes que de nourriture. Dans l’imaginaire collectif, le site de streaming trouve sa place entre viennoiseries, pop-corn, pizzas, sushis et autres mets phares des séances Netflix connues de tous. Bien souvent, ce sont les américains qui relaient des images de pizzas aux côtés d’un écran affichant le si populaire logo rouge de Netflix, de quoi se demander si, finalement, les américains ne sont pas les vrais maîtres de la pizza. Du streetwear à la musique en passant par le passe-temps favori de tous les Millennials, la food fait partie intégrante de la culture urbaine et des tendances qui découlent de cette dernière. Véritable terrain d’entente universel, la nourriture n’a pas fini de trouver sa place dans des domaines aussi nombreux que différents.

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