Les sneakers lifestyle sur les parquets de NBA, une tendance qui perdure

Photo : GQ/ADAM PANTOZZI

Les fans de la NBA des années 2000 se souviendront sans aucun doute de l’emblématique Rasheed Wallace, leader des iconiques Portland “Jailblazers” et membre clé du succès des Pistons de 2004. Au-delà de son jeu et de sa verve légendaire auprès des arbitres, le “Sheed” a également marqué toute une génération par ses paires de Air Force 1 High. Tout au long de sa carrière, achevée en 2013, l’ailier-fort grisonnant a ainsi porté une paire sortie en 1982, devenue au fil des années une paire lifestyle plus réellement d’actualité pour performer sur les parquets NBA. Il s’agit là de l’un des exemples phares de paires lifestyle (même si conçue initialement pour la pratique du basketball) arborées dans la grande ligue.

Sneakers de luxe, attention aux chevilles

Au fil des années, plusieurs joueurs ont à leur tour tenté le pari de disputer des rencontres de championnat avec des sneakers absolument pas ou plus adaptées au jeu. L’un des exemples les plus frappants est sans doute celui de Gilbert Arenas sous la tunique des Wizards en 2010. Peu avant son trade vers le Magic, l’Agent 0 a eu l’audace de porter une paire de Dolce & Gabbana face aux Lakers. L’histoire avait d’ailleurs fait parler à l’époque et le talentueux, mais torturé, meneur avait subi bon nombres de moqueries. On peut effectivement douter de la performance d’une telle paire sur un terrain de basket et s’inquiéter du danger pour les articulations du joueur qui les porte. Au rayon des marques de créateur, John Wall était sorti s’échauffer lors du All-Star Game 2016 avec une paire de Buscemi B-Court. D’inspiration retro basketball, cette paire n’était pas du tout adaptée à la pratique du jeu et le meneur avait d’ailleurs switché pour une paire de Jordan XII au moment d’entrer dans la rencontre.

Les Yeezy, de grandes habituées des parquets

La vague des Yeezy a également fait son apparition depuis plusieurs saisons maintenant. Initialement, des joueurs tels que Nate Robinson ont porté la Nike Yeezy 2 dès 2013 lors de rencontres officielles. Le micro-meneur des Bulls, peu en réussite avec cette paire aux pieds, avait d’ailleurs rapidement changé pour une paire plus conventionnelle. Même LeBron s’était laissé tenté par une paire de Nike Yeezy 2 Red October. Non pas lors d’un match, mais à l’occasion d’un shooting d’entraînement peu avant la match 2 des Finals qu’il disputait avec le Heat face aux Spurs. Plus récemment, l’ailier des Rockets P.J Tucker, dont nous vous parlions il y a peu, portait encore des paires de Nike Yeezy lors de matchs de saison régulière. Le trendsetter de Houston a d’ailleurs pour habitude de porter de genre de modèle lifestyle sur les parquets. Les Yeezy comptent également Nick Young comme fidèle adepte. A l’inverse de ses homologues cités précédemment, Swaggy P porte quant à lui les versions d’adidas, plus récentes. On l’a ainsi régulièrement vu jouer avec les modèles 500 ou 750. Là encore on ne peut que souffrir pour les chevilles du pauvre homme.

 

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Plug Walk

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Thabo Sefolosha ne lâche plus ses Air Max

L’exemple le plus marquant à l’heure actuelle est sans aucun doute l’arrière suisse Thabo Sefolosha. Depuis 2015, le joueur du Jazz ne porte plus que des Air Max 90 sur les parquets, l’occasion de voir une sacrée rotation en terme de colorways. S’il ne s’agit pas de chaussures de basketball, ni même réellement de chaussures de sport en 2019, le Suisse considère qu’il s’agit pour lui du modèle le plus confortable avec un amorti qu’il affectionne particulièrement et indique qu’il n’a jamais eu de soucis de blessure avec la mythique paire de Nike. Pour la petite histoire, Sefolosha a commencé à porter cette paire lors de sa convalescence suite à une blessure à le cheville subie lors d’une intervention policière excessive à la sortie d’un club de New York, il y a plus de 3 ans. A la fin des années 2000, on se souvient également qu’Amare Stoudemire, leader des Knicks de l’époque, qui avait réalisé une saison complète avec des chaussures de sport non-conçues pour le basket, les Nike Zoom Huarache Trainer.

 

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Thabo Sefolosha wearing the Nike Air Max 90 iD featuring Pendleton® materials.

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Et les Air Jordan Retro dans tout ça ?

Une dernière question demeure, peut-on considérer en 2019 des Air Jordan Retro comme des chaussures de basketball ? Conçues à l’origine pour cette pratique et particulièrement avant-gardistes lors de leur mise en vente sur le marché, il est difficile d’estimer qu’une paire de Jordan IV ou de Jordan VII est idéale pour performer sur les parquets. D’autant plus lorsque l’on voit les progrès technologiques réalisés par les équipementiers, notamment en terme d’amorti, de légèreté et de hauteur de tige. Malgré cela, les paires iconiques du Jumpman restent très présentes dans la ligue. Des joueurs comme Montrelz Harrell, Lance Stephenson, P.J Tucker, Rudy Gay, Gary Payton II ou encore Jeff Green en font la démonstration chaque semaine avec de nombreux modèles, dont certaines issues de collab’ comme celles avec Kaws, Off-White, Don C ou encore Clot.

 

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@TheRealPJTucker17 in the Clot x Air Jordan 13 Low vs. Golden State.

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Vu la tournure que prend le sneaker game, avec de plus en plus de sorties et de collaborations, dont les joueurs sont les premiers fans, il y a fort à parier que l’on continue de voir ce type de paires sur les terrains NBA dans les années à venir.

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