Trois jours de skate, de concerts et de street culture à la House of Vans de Berlin

Capitale européenne du cool, Berlin accueillait le week-end dernier une House of Vans. La culture skate ne se résumant bien évidemment pas à l’enchaînement de tricks sur une planche, cet événement d’envergure avait pour objectif de réunir en seul lieu toutes les composantes de la galaxie Vans. De vendredi après-midi à dimanche soir, la marque californienne a ainsi organisé de multiples concerts, workshops, expositions et autres street market, au sein de ses quartiers berlinois. Et à peine arrivé sur le sol de la capitale allemande, le ton est donné. Le skate, le street-art et les références à la contre-culture soviétique sont légion dans les rues de Berlin. Aussi raffinée qu’industrielle, la “ville des ours”, possède un charme unique et une ambiance définitivement à part.

Après avoir franchi l’historique porte de Brandebourg, qui était il n’y a pas si longtemps un no man’s land gardé par les soldats de la RDA, nous arrivons devant un gigantesque bâtiment en briques rouges, le E-Werk. Sous ce nom qui semble tout droit d’un sorti d’un film de science-fiction se cache une ancienne usine électrique, qui fut plus tard transformée en club techno, comme c’est souvent le cas avec les lieux mythiques de la nuit berlinoise. C’est dans cet imposant espace que Vans a installé ses quartiers temporaires. Le fracas des planches se fait entendre depuis l’extérieur, la première skate session du week-end ayant commencé un peu plus tôt dans l’après-midi. Professionnels et amateurs découvrent ainsi le skatepark imaginé et construit par l’occasion par le shop Radio Skateboards.

Les tricks s’enchaînent, de la part des petits comme des grands. Une constante immuable lors de ces quelques jours. La House of Vans Berlin aura en effet brillé par sa démocratisation de la pratique du skateboard, en parvenant à aussi bien valorises les skills d’une petite fille d’une dizaine d’années, ensevelie sous les protections, que celle de skateurs pro comme Shani Bru ou Robin Bolian. Ici, il n’est pas question de maîtrise absolue et de domination impartiale, mais bien de plaisir et de partage d’une discipline. Alors que la session inaugurale touche à sa fin, les premiers concerts débutent en douceur dans la seconde partie du bâtiment. Le vendredi soir met ainsi à l’honneur des groupes de rock locaux, avec en guest la formation britannique de Nothing But Thieves. Le bruit des guitares résonnera jusqu’à très tard dans la nuit.

Quelques heures de sommeil plus tard, nous voilà de retour à la House of Vans. Le samedi constitue la journée phare du week-end. Il coïncide en effet avec le début de toutes les animations prévues pour le grand public, venu en masse découvrir ce temple éphémère de la culture skate. Les filles, très présentes tout au long du week-end, se dirigent vers un atelier de montage et de customisation de boards. Les skateuses pro du team Vans expliquent ainsi les rudiments de l’assemblage d’une planche, dans la bonne humeur et sous le regard émerveillé des plus jeunes participantes à cet atelier. Juste à côté de ce remue-ménage, une exposition d’archives revient sur l’histoire du skate en Allemagne, l’héritage pluri-culturel de Berlin Est et Berlin Ouest, ainsi que le parcours des mouvements artistiques underground né après la chute du Mur.

Quelques mètres plus loin, il est difficile de ne pas entendre le bruit si reconnaissable du dermographe d’un atelier de tatouage. Les aiguilles s’agitent inlassablement et nombreux sont ceux à tenter leur chance pour remporter un flash tattoo de la part de l’artiste berlinois Max Ludwig. Un community market trône au centre de l’ancienne usine où nous nous trouvons, mettant en valeur différents créateurs locaux, sur les stands desquels on retrouve par exemple des Vans en céramique, des tenues japonaises réinventées à la sauce streetwear ou encore des skating shops locaux. Sur la scène habituellement dévolue aux concerts, des talk s’enchaînent, avec des sujets aussi divers que l’importance de la créativité ou le storytelling sur Instagram. Impossible de s’ennuyer un seul instant devant la pléthore d’activités proposées par la marque de Los Angeles.

Après le rock alternatif vendredi soir, c’est le rap qui est mis à l’honneur dans la nuit de samedi à dimanche. La soirée sera quant à elle animée par plusieurs artistes germaniques, avec en point d’orgue l’arrivée d’Octavian, le nouvel empereur du rap britannique. L’artiste franco-anglais a sans problème enflammé la House of Vans le temps d’un live électrique et puissant. Enchaînant les tubes et les interactions avec un public acquis à sa cause, Octavian a fait l’étalage de ses talents de showman. De partout, les vodka-maté et autres Aperol Spritz s’enchaînent, dans une ambiance aussi festive que bonne enfant. Là encore, l’euphorie ambiante s’éteindra très tard dans la nuit.

Plus calme que la veille, le dimanche permettra de s’essayer à des ateliers de lettrage, ô combien apaisants, avant d’assister à une skate session masculine une fois la nuit tombée. Après trois jours de bruit, de chutes, de festivités et surtout de partage communautaire, la House of Vans ferme ses portes en laissant un magnifique souvenir à ces visiteurs. Plus en vogue que jamais, la culture skate a de beaux jours devant elle.

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