Les 5 marques qui ont retenu notre attention à la Fashion Week de Londres

Dans un contexte politique mouvementé, la capitale anglaise mettait à l’honneur sa semaine de la mode en présentant les collections Homme pour la saison Spring/Summer 2020. Le mélange des genres, la politique migratoire, la surconsommation, l’invasion du numérique… Tous ces sujets intrinsèques à notre société ont été subtilement traités dans les divers collections des labels présents lors de cette Fashion Week. Découvrez ci-dessous notre sélection des 5 défilés londoniens à retenir.

Martine Rose

Inspirée par l’esthétisme des sous-cultures des années 80-90, la créatrice Martine Rose nous expose sa critique acerbe de la crise politique dans laquelle est actuellement engluée le royaume britannique. Comme à son habitude, la designeuse londonienne propose une collection unisexe aux silhouette amples et aux textures contrastées. Les mannequins, portant des perruques en référence à la culture clubbing des années 80, proposent un melting-pot de profils hétéroclites.

A-Cold-Wall*

Aux antipodes des pratiques conservatrices du luxe, Samuel Ross tenait à proposer un défilé ouvert au public. En effet, ce dernier lutte activement pour intégrer une nouvelle génération de créateurs, habituellement mis à l’écart de ce milieux. Il s’est exprimé à ce sujet : “La raison principale pour laquelle je voulais inviter le public était parce qu’il n’y avait pas cette division conservatrice qui est souvent à la mode. Je suis entré dans la mode via un angle légèrement différent et je veux m’assurer que ma position est utilisée pour incuber ça”. Ce défilé intitulé “Material study for social architecture” s’articule en quatre thèmes distincts, s’inspirant de matériaux tels que l’argile, le plomb, le verre et l’eau. Fidèle à la lignée artistique de la marque, cette collection SS20 présente des pièces utilitaires et techniques.

Xander Zhou

C’est par le biais d’un écran numérique que Xander Zhou projetait son défilé virtuel. Le designer chinois nous invitait ainsi à effectuer un voyage spirituel, en expérimentant le lien étroit entre l’être physique et son double numérique. Concernant la collection présentées, Xander Zhou allie parfaitement des vêtements traditionnels épurées à des pièces rétro-futuristes. Ce dernier s’est par ailleurs confié au sujet de la cohérence entre ses différentes directions artistiques : “La piste numérique montre comment la technologie et la spiritualité peuvent s’unir. Le mélange dans les modèles CGI souligne cette transcendance. De nombreuses pièces ont été inspirées par la tenue de cérémonie, car assister à un défilé de mode est assez semblable à assister à une cérémonie.”

Charles Jeffrey Loverboy

Charles Jeffrey Loverboy, revisite d’un trait affirmé la culture punk dans un défilé haut-en-couleur. Le designer écossais rend également hommage à des oeuvres littéraires classiques, c’est pourquoi il a choisi l’emblématique British Library pour accueillir le show. Charles Jeffrey Loverboy a ainsi mis l’accent sur l’expression, avec des coiffures et du maquillage propre à la culture punk des années 70, évoluant dans un effondrement général de la société. Le designer fait clairement référence à la rupture actuelle causée par le Brexit et c’est une réussite.

Iceberg

C’est dans une collection infusée de références au pop art américain qu’Iceberg arrive à nous proposer une nouvelle vision “Goth sportif”. Le vestiaire techwear met l’accent sur des matériaux nobles, fusionnant parfaitement avec des pièces habillées. Cette collection mêle à la perfection les origines italiennes de la marque et la culture punk de la capitale britannique, comme le déclare le créateur de la marque : “Je voulais encore plus mettre en avant cette idée de la couture sportive, telle est la vie des Italiens. Ensuite, nous avons également ajouté les chaînes punk pour fusionner les deux esthétiques.”

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