Presnel Kimpembe : “Le joueur le plus compliqué sur lequel défendre ? Karim Benzema”

Le défenseur du PSG et de l'Équipe de France a répondu à nos questions.

À l’instar du basketball, le football a su élever des chaussures au rang de stars. La adidas Predator est peut-être la plus culte de toutes, aux côtés d’un autre modèle de la griffe allemande, la mythique Copa Mundial. Et alors que la nouvelle décennie vient de s’ouvrir, la marque aux trois bandes vient d’offrir une nouvelle itération de sa Predator. Intitulée Mutator, la dernière version de la paire préférée de Zidane et Beckham se dote d’une technologie innovante : les crampons DEMONSKIN.

Cette nouvelle technologie innovante se présente sous la forme d’une couche de crampons qui vient recouvrir toute la tige de la nouvelle Predator. Ces mini-crampons, qui évoquent des piques de diable, ont ainsi été conçus pour couvrir le bout et les flancs de la chaussure, tandis que leur agencement tient compte des nombreux points de contact stratégiques avec la balle, afin de garantir un meilleur contrôle aux joueurs et de faciliter la rotation du ballon lors des frappes.

À l’occasion du lancement de cette Predator 20 Mutator, adidas avait convié quelques uns de ces plus illustres ambassadeurs au flagship de la marque sur les Champs-Élysées. Kaylor Navas, Idrissa Gueye, Houssem Aouar et la gardienne du PSG féminine Christiane Hendler étaient notamment présents, tout comme Presnel Kimpembe. Le défenseur champion du monde en a profité pour répondre à nos questions sur ces nouveaux crampons, son évolution en tant que joueur et sa perception du style dans le football.

Qu’est-ce que ça fait de jouer avec un Predator ? C’est une paire qui possède quand même un énorme héritage.

C’est une chaussure mythique, qui a été vraiment lancée par Zizou et par Beckham. Elle a aussi été reprise par un joueur comme Steven Gerrard. C’est vraiment quelque chose de fort pour moi, pour adidas aussi. Le lancement de cette technologie DEMONSKIN, je pense que c’est quelque chose qui va bien marcher. Je ne l’ai pas encore essayé sur le terrain, mais à première vue elle a son style particulier avec ses petits crampons en relief. C’est ce qui m’a immédiatement attiré quand ils m’ont proposé la paire.

On met de plus en plus en cause certains crampons pour expliquer des blessures chez les footballeurs. Tu attends d’une paire qu’elle te garde à l’abri physiquement ?

Bien sûr, les crampons c’est notre outil de travail. Tu en as besoin, tu as besoin d’une bonne qualité et d’une bonne protection. Je dirai même que c’est vital pour un footballeur.

Tu parlais à l’instant de joueurs très créatifs, des profils auxquels on associe immédiatement la Predator. Dans le foot d’aujourd’hui, comment est-ce qu’un défenseur central peut faire preuve de créativité ?

Chacun sa personnalité ! Ce que je sais, c’est que de la personnalité il en faut sur le terrain. Je suis défenseur, donc je ne vais pas être spectaculaire avec des gestes techniques comme des roulettes, des passements de jambes… Je suis dans un autre registre, dans le contrôle-passe, le cassement des lignes, de par mon agressivité sur le terrain. Mon style de jeu reflète vraiment ma personnalité. Le poste de défenseur central correspond à 100% à mon style et à qui je suis.

Justement, pour toi, à quel point c’est important d’avoir du style sur un terrain ?

Les temps changent (rires). Les anciens portaient des shorts très courts et des crampons noirs, nous on a des shorts un peu plus longs avec des chaussures colorées. On a aussi les cheveux colorés, les tatouages qui vont avec… Ça fait partie de la palette du footballeur de la nouvelle génération.

Pour toi, qu’est-ce qu’il faut pour être un bon défenseur central ?

Une bonne relance, une bonne vision de jeu, une habileté pour l’anticipation. Et de l’agressivité aussi !

C’est un poste auquel tu as toujours joué ?

Non, pas du tout je me suis bien baladé sur le terrain. Pour te dire, quand je suis arrivé au Paris Saint-Germain, j’étais attaquant. C’est quand j’étais gosse, je suis arrivé aux clubs en Benjamins. Du coup je jouais devant, mais un jour avant un match notre coach nous dit qu’il manque un défenseur. Il demande qui veut jouer derrière, j’ai levé la main et j’ai joué défenseur. À la fin du match, le coach va voir mon père et il lui dit que je dois vraiment rester à ce nouveau poste (rires). Je devais avoir 12-13 ans. Après ça, j’ai aussi été latéral gauche, j’ai joué 6 un peu plus tard et c’est que en U17 que je me suis stabilisé dans l’axe de la défense. À partir de ce moment là, je n’ai plus bougé.

C’est une expérience qui t’avait plu ce premier match en DC ?

Franchement, j’en garde un bon souvenir. J’étais un enfant, mais j’ai compris qu’au lieu de marquer des buts j’allais mettre des tacles !

Tu as déjà un très gros vécu en tant que footballeur pro, si tu devais citer le joueur sur lequel que tu as le plus de mal à défendre, tu choisirais qui ?

Benzema, sans hésiter. Pas physiquement, mais dans l’intelligence de jeu. Je suis défenseur, donc quand il est dos au jeu, je me dis que je vais lui rentrer dedans. Mais au final, c’est impossible de l’avoir parce qu’il est trop intelligent dans ses déplacements. Il décroche tout le temps, il t’emmène avec lui. Il trouve toujours le petit geste qui va te déstabiliser. C’est le joueur avec le plus de qualités que j’ai rencontré, c’est un enfer de défendre sur lui.

Plus qu’un Lionel Messi ? Même si tu l’as mis dans ta poche un soir de 4-0…

Messi est extraordinaire, mais tu ne vas pas vraiment sur lui en un contre un. Karim, c’est un pur attaquant de pointe, Messi aime davantage se balader partout sur le terrain. C’est pour ça qu’en attaquant pur, je vois personne de plus compliqué sur qui défendre que Benzema.

Sur un plan plus général, comment c’est la journée classique d’un footballeur du Paris Saint-Germain ?

T’es prêt ? Réveil, douche, tu te prépares chez toi, tu conduis jusqu’au centre d’entraînement, petit déjeuner, tu te changes, tu vas faire des soins, échauffement, étirements. Ensuite tu fais un peu de muscu, tu fais l’entraînement, après l’entraînement tu refais des soins. Quand tu finis les soins, tu retournes faire un peu de muscu, tu prends ta douche, tu vas manger, tu rentres chez toi, tu fais une sieste, tu te réveilles. Après, ça dépend de ta vie perso. Moi, je passe du temps avec mes enfants, puis diner, télé et au lit. Et on recommence le lendemain.

Pour s’éloigner un peu du foot, on sait que tu es très actif sur Instagram. Quel rôle joue les réseaux sociaux dans ta carrière ?

Il y a des dangers qui vont avec, mais ça c’est valable pour tout le monde, pas que pour le footeux. C’est quelque chose qui fait partie de la vie. On est des footballeurs, mais on a aussi une vie privée comme tout le monde. Cette année, j’ai décidé de faire un peu moins de stories que d’habitude, pour être plus focus sur ma saison.

Qui dit réseaux sociaux dit haters, tu te situes comment par rapport à ça ? Tu préfères rentrer dedans ou laisser couler ?

Il fut un temps où j’étais un peu rentre-dedans, genre je ressentais le besoin de répondre aux attaques tu vois ? J’ai muri, j’ai appris de mes erreurs et maintenant je laisse couler tranquillement.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2020 ?

Tout gagner. Vraiment, je veux tout gagner.

La Predator 20 Mutator est dès à présent disponible sur le e-shop d’adidas.