L’histoire chaotique derrière la nouvelle cover de l’album posthume de Pop Smoke

Son designer a notamment expliqué l'avoir terminé quelques heures seulement avant la sortie du projet.

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Il y a quelques jours, on vous parlait d’un dossier monté par Ryder Ripps à l’encontre de Virgil Abloh, dans lequel ce dernier était accusé de plagiat. À l’origine de ces accusations, on retrouvait notamment la pochette de l’album de Pop Smoke élaborée par Virgil Abloh, qui continue une semaine après de susciter les moqueries provenant des internautes du fait de son design… très clivant.

Le document a depuis été supprimé, mais il aura permis à Ryder Ripps de dévoiler sa vérité, et ça a fini par payer. Lorsque l’album est sorti le vendredi 3 juillet, il comportait de nouvelles illustrations de Ryder Ripps, reprenant la fameuse rose chromée, un concept qu’il avait déjà exposé dans un post Instagram datant du 14 mai dernier. La couverture noire minimaliste de Ripps est centrée sur le même motif. Comme Ripps l’a expliqué, l’idée derrière le design était de : “prendre quelque chose d’éphémère et de le mettre dans un état fixe“, une métaphore qui résume avec finesse le parcours de Pop Smoke.

Le designer occupait le poste de directeur créatif du label Pop Smoke Estate depuis mai, c’est pourquoi le bad buzz autour de la cover, considéré comme un travestissement raté de son oeuvre, l’avait particulièrement irrité. Pourtant, Dans une interview accordée à Pitchfork le jour de la sortie de l’album, Ripps étonne en adoptant un ton beaucoup plus calme et apaisé lorsqu’il évoque son altercation avec Virgil Abloh. Il a déclaré compatir avec le Directeur Artistique de Louis Vuitton, « dans le sens où il ne méritait pas ce genre de haine et d’attaque à cause d’un graphique », en ajoutant qu’il n’y a « pas de haine pour Virgil ici ». Après avoir multiplié les attaques, Ripps tente visiblement de calmer les choses.

Pour autant, si le designer avait au préalable réfléchi sur la conceptualisation de la pochette, il semblerait que l’œuvre finale ait été réalisée à la hâte, puisque Ripps explique que « la pochette finale devait être prête le mercredi 1er juillet à minuit, mais des changements de dernière minute ont fait qu’elle n’a été terminée et livrée à la maison de disques que le jeudi matin, quelques heures avant la sortie de l’album ». Il fallait impérativement sortir une pochette qui met tout le monde d’accord afin d’enterrer pour de bon le bad buzz de Virgil. Une entreprise qui semble compliquée, puisque les fans du défunt rappeur ne sont pas prêts d’oublier le désastre initial. La cover proposée par Ripps aura au moins permis d’apaiser quelque peu les tensions, dans la mesure où son minimalisme et surtout sa symbolique sont à l’image d’un jeune rappeur parti trop tôt mais désormais figé dans le temps.

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