Antoine Duchamp au coeur de la bikelife à New York dans son documentaire “Ready To Dance ?”

Un document exceptionnel au plus près des adeptes des rodéos urbains.

Photo : Antoine Duchamp

Le réalisateur français Antoine Duchamp a récemment sorti son documentaire “Ready To Dance ?”, une plongée saisissante au coeur du milieu de la bikelife à New York. Durant une trentaine de minutes, il nous fait découvrir la vie de ses adeptes, tant à dos de moto qu’en allant à leur rencontre et en leur donnant la parole, sans filtre.

Le réalisateur de 25 ans, par ailleurs diplômé de design depuis 2017, a commencé la photographie en 2010 avant de se lancer dans la vidéo en 2012. L’ensemble de son travail s’axe principalement autour du monde urbain, à mi-chemin entre la mode et la musique. Il a par exemple déjà déjà travaillé avec le A$AP Mob, Booska-P, Warner… Et collabore beaucoup avec HIM$ et son label World Wide Boys Records, qui abrite des talents tels que Lowssa, South ou encore Fvrtif. C’était sa première incursion dans le monde de la moto sous la forme de documentaire, bien que l’intéressé nous explique que c’est un sujet qui lui plaît depuis très longtemps. “J’ai toujours un peu voulu faire de la moto, mais au final j’ai fait beaucoup de BMX. Ensuite la bikelife à proprement parler, dans la rue et pas sur des terrains, c’est quelque chose que j’ai découvert en région parisienne, que j’ai beaucoup vu dans les clips en étant plus jeune, avant de me rendre compte que c’était vraiment quelque chose de répandu aux États-Unis. Dans le A$AP Mob, A$AP TyY est un membre proéminent de la scène bikelife à New-York, je l’avais shooté en 2016 sur son quad (ndlr : on peut voir ça dans le clip A$AP TyY – NY State of Mind). Ensuite, en 2017, quand TyY était à Paris pour la Fashion Week avec le reste du Mob, j’ai fait un report de leur semaine ici, où j’ai eu l’occasion de rencontrer Aveboy T qui les accompagnait,” nous explique ainsi Antoine Duchamp. Aveboy T, justement, est le personnage principal de Ready To Dance ? et ses récits sur la bikelife illustrent les images captivantes filmées par le réalisateur.

Pour autant, le documentaire n’a pas été très préparé en amont, ce qui lui confère un véritable aspect authentique : “J’avais juste réfléchis à quelques trucs : il me fallait des plans en moto, il me fallait des interviews. Le reste s’est fait à l’instinct. Je voulais un truc honnête et authentique. Il y avait beaucoup de spontanéité : les témoignages n’ont jamais été scénarisés, c’est juste Aveboy qui me disait ‘Yo, sort ta caméra, j’ai des trucs à dire’, et il parlait à la caméra. Les autres, c’était quand on faisait une petite pause pendant les ride, je descendais de la moto et je me baladais, pour parler à qui voulait bien s’exprimer.” Ce mode de fonctionnement lui a permis de documenter fidèlement le milieu de la bikelife et de proposer une vision certes personnelle mais aussi honnête. Ainsi, toutes les images ne cachent aucun calcul et ne sont que les reflets de moments de vie capturés sur le vif, le volume d’images capturées permettant ensuite de construire un documentaire complet. “J’étais à la disposition des évènements. Je suis là pour documenter, offrir une vision honnête de ce qu’il se passe, donc tant que c’est intéressant et actif, je reste là” ajoute Antoine Duchamp.

La bikelife est bien évidemment un mode de vie dangereux, possédant ses propres codes et qui, comme pour tout, n’est pas toujours bien perçu. Souvent impressionnante, parfois carrément flippante, la bikelife ne laisse pas indifférent et même ses plus grands détracteurs resteraient sans doute bouche bée en voyant ces motos cabrées, lancées à toute allure sur les avenues de New York. “C’est impressionnant et incroyable, ça dégage une certaine aura de liberté“, ajoute le réalisateur. “Il y a un vrai sentiment de liberté. Et une passion, une fraternité entre riders que j’ai rarement vu ailleurs ou dans d’autres communautés.“Quand on lui demande quelle a été sa plus grosse frayeur pendant le tournage, il nous explique avoir eu plus de peur que de mal avec différentes petites galères, surtout lors d’une course poursuite, mais comme quoi, la bikelife n’est pas forcément synonyme de risques insensés pour tous.

Pour Antoine Duchamp, la bikelife peut se résumer en ces termes : “C’est un sport et une culture, comme en parle Aveboy dans le documentaire. Un sport extrême et dangereux. Moi je l’apprécie, j’ai commencé à le photographier il y a quelques années et je réfléchis à d’autres projets bikelife pour le futur.” Pour découvrir cet univers fascinant, foncez découvrir le documentaire Ready To Dance ?, disponible ci-dessus. Vous pouvez également retrouver le travail d’Antoine Duchamp sur son compte Instagram.

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