En faillite, Takashi Murakami raconte comment le coronavirus a mis fin à son plus gros projet

"Je suis un être humain idiot" a expliqué l'artiste.

takashi murakami faillite

Dans un message long désabusé partagé sur son compte Instagram, Takashi Murakami a expliqué que la pandémie de Covid-19 a provoqué la faillite de son entreprise, ainsi que la fin de l’un des projets les plus importants de sa vie. En effet, après avoir sorti le 26 avril 2013 le film de science-fiction Jellyfish Eyes, l’artiste contemporain travaillait activement sur une deuxième partie et investissait énormément de son argent dans ce projet, malgré l’échec commercial de lu premier épisode. La raison est simple, Jellyfish Eyes représentait un rêve d’enfance pour lui : “L’énorme budget que j’ai injecté dans ce projet, ainsi que ma persistance sans faille, a mis une énorme pression sur la réussite opérationnelle de mon entreprise ces 9 dernières années. Mais en même temps, j’ai été capable d’endurer beaucoup d’obstacles parce que ce projet me motivait” a-t-il expliqué.

Malheureusement, les impératifs économiques renforcés par la crise sanitaire ont forcé Murakami à faire une croix sur la production de Jellyfish Eye Part 2, ce qui représente un gâchis humain et financier pour l’artiste. Malheureusement, son entreprise n’est pas en mesure d’investir d’avantage de ressources dans un projet qui n’a pas su se montrer viable économiquement. Avant de préciser que des vidéos sortiront pour expliquer les coulisses de ce film, l’artiste japonais affirme : “Je suis un être humain idiot.” La déception est immense et il est difficile de ne pas la partager, tant ce projet semblait lui tenir particulièrement à coeur.

L’explication en vidéo de Takashi Murakami sur l’échec de Jellyfish Eye Part 2 est à retrouver ci-dessous :

View this post on Instagram

This spring, I streamed a series of cooking show of a sort on Instagram Live. I’m sure those who watched them were utterly confused, but I was trying to buoy my own thoroughly sunken feelings through these streamings. With the sudden swoop of COVID-19 pandemic, my company faced bankruptcy and I had to give up on a number of projects, the most symbolic of which being the production of my sci-fi feature film, Jellyfish Eyes Part 2: Mahashankh. For nine long years, I had persevered! It was a film that was to realize my childish dreams! The enormous budget I poured into this project, as well as my tenacious persistence, put a constant and tremendous stress on my company’s operation for the past nine years. But at the same time, I was able to endure various hardships because I had this project. Faced with the current predicament, however, I was persuaded by both my business consultant and tax attorney that I must, simply must try and drastically reduce our business tax by filing the film’s production cost as tax-exempt expenditure. To that end, I am going to produce and release a series of videos to publicly announce the discontinuation of the film’s production. (To be clear, this is an entirely legitimate procedure—I’m not trying to evade tax!) These videos will be released against the backdrop of our struggle to avoid an economic catastrophe, but perhaps it may have a cathartic effect on the viewers/my followers to see the story of stupid Murakami’s failure. Long story short, I’m a silly human being for whom the moment of bliss is when I am thinking my truly childish sci-fi thoughts. I don’t know how many episodes the series will end up being, but a series it will be, so please come along with me on this journey for a little while.

A post shared by Takashi Murakami (@takashipom) on

À lire aussi : Des architectes ukrainiens ont imaginé une maison souterraine pour survivre à la fin du monde