En 2020, le streaming a permis à l’industrie musicale de résister à la crise

L'essor du streaming représente 53% des ventes de musique en France.

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Photo : @misterfifou

Le secteur de la musique a subi de plein fouet la crise sanitaire en 2020. En effet, les labels ont eu de nouveaux défis à relever avec la fermeture des points de ventes, l’annulation des tournées, de festivals et d’autres rencontres avec le public. Il semblerait cependant que la musique ait réussi à résister face à la crise. Selon le bilan annuel du syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) publié mardi 16 mars, le marché français est resté stable à 781 millions d’euros en 2020 (+ 0,1 % par rapport à 2019).

L’écart entre les ventes physiques et le streaming s’est creusé. Depuis trois ans, les exploitations numériques constituent la première source de chiffre d’affaires du secteur (72 % en 2020) alors qu’en 2013, elles ne représentaient qu’un quart du chiffre d’affaires de la musique enregistrée. Les revenus issus des abonnements à un service de streaming audio (tels que Spotify, Deezer, Apple Music, Amazon Music…) ont augmenté de 23,2 % en 2020. Le streaming représente donc plus de 53 % des ventes de musique en France. En France, 8,7 millions d’abonnés payent un abonnement à une plateforme de streaming musicale. Aussi, ce bilan démontre que les vinyles sont préférés aux CD par les français en enregistrant une croissance de 10,2 % de croissance, à 51 millions d’euros. Les plus gros consommateurs de vinyles sont les jeunes. En effet, selon l’étude, 40 % des acheteurs ont moins de 35 ans.

Cette étude met également en lumière le fait que 19 des 20 artistes les plus écoutés dans l’Hexagone sont francophones. Parmi eux, on compte de nombreux rappeurs : Maes, Maitre Gims, Nekfeu, PNL, Damso, PLK, Soprano, Jul et Ninho, ces deux derniers étant les artistes les plus écoutés en 2020 par les français. Dans cette année de crise, chaque semaine, les Français ont écouté de la musique pendant douze heures et dix-sept minutes. Les 16 à 24 ans sont les plus gros consommateurs de musique avec quatorze heures et vingt-deux minutes d’écoutes en moyenne. Même si la fermeture des magasins et lieux publics sonorisés a provoqué un recul important des droits voisins (- 19 %, à 101 millions d’euros), Bertrand Burgalat, président du SNEP, estime que « l’écoute de musique a été plus attentive, plus lente, plus respectueuse » avec le confinement.

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